CPGE de l’Essouriau : la récompense au bout des efforts. Entretien avec Vincent Reynaud

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Suite de nos échos à la matinée de rencontre avec les anciens de la Classe Prépa aux Grandes Ecoles du Lycée de l’Essouriau à travers, cette fois, le témoignage de Vincent Reynaud, professeur de physique-chimie, que nous avons déjà eu l’occasion d’interviewer : il a participé à la mise en place de cette classe prépa aux résultats déjà prometteurs.

- Quel bilan dresseriez-vous de cette matinée ?

Un bilan très positif : nos élèves de première et deuxième années auront pu se faire une idée plus précise de ce qu’ils seront d’ici deux-trois ans et se rassurer quant au fait que les efforts qu’ils consentent actuellement ne sont pas vains. De fait, tous nos élèves intègrent une école d’ingénieur ou une filière universitaire (en 2e ou 3e année de Licence, à l’Université Paris-Sud). Cette matinée vient à point nommé pour nos élèves de première année : ils se sont pour la plupart mis à travailler beaucoup, mais parfois avec un temps de retard et sans toujours de méthode. Résultat : ils ont tendance à tirer sur leur sommeil et à se fatiguer, voire à se décourager, les notes n’étant pas à la hauteur du volume horaire consacré à leurs études.
Le fait de rencontrer des anciens peut les aider à se remotiver : ces anciens étaient à leur place quelques années et même quelques mois plus tôt ; par leur témoignage, ils leur apportent la démonstration vivante que le travail fini par être récompensé. Leur parole est d’autant plus crédible qu’ils sont passés par le même état qu’eux. Ils peuvent relativiser leurs difficultés et leur prodiguer des conseils de méthode.

- Etait-ce la première édition ?

Oui, du moins sous cette forme-là. Jusqu’à présent les rencontres étaient couplées à la journée portes-ouvertes, organisée à la mi-janvier. Mais cela s’est révélé difficilement gérable à mesure que notre classe préparatoire montait en puissance. La date même nous apparaissait de plus trop tardive. Il nous a semblé plus utile d’organiser la rencontre au milieu du premier semestre – un semestre particulièrement difficile car il s’agit pour les premières années de prendre le rythme. Cette matinée a été conçue comme un moment de respiration (en temps normal, le samedi matin, les élèves ont un devoir surveillé). Je précise qu’elle n’est pas facultative : les 64 élèves que totalisent nos deux années de classe prépa étaient donc là. Dans une ambiance tout à la fois studieuse et conviviale, comme vous avez pu le constater, avec des séances de présentation et des pauses au cours desquelles ils pouvaient recueillir des précisions auprès de tel ou tel ancien, dans la salle d’à côté où étaient disposées des tables en guise de stands.

- Beaucoup d’anciens ont répondu présent, malgré un emploi du temps également contraint pour eux…

En effet, une trentaine d’entre eux sur la centaine d’élèves passés par notre classe prépa… Un panel de pas moins de vingt-cinq écoles a pu ainsi être représenté.

-… des écoles réparties aux quatre coins de France…

Oui. Des anciens sont venus de Brest, Limoges, Metz, Grenoble, Lille… Nous ne désespérons pas d’en avoir à Marseille ou encore à Toulon ! A ce jour, aucun de nos élèves n’a intégré d’écoles de ces villes. Mais nous gardons bon espoir !

- En revanche, plusieurs ont déjà intégré des établissements de Paris-Saclay…

Oui, en effet : Polytech Paris-Sud, l’Institut d’Optique et CentraleSupélec. Même si, bien sûr, nous sommes tout aussi fiers des autres, ceux-ci démontrent que le Lycée de l’Essouriau est dans son ensemble un vivier pour les grandes écoles du Plateau de Saclay. La proximité géographique aidant, ces anciens pourront d’autant plus facilement témoigner auprès de nos élèves voire participer à l’encadrement de colles, comme c’est déjà le cas avec Sylvain, qui finit actuellement ses études à CentraleSupélec.

- Peut-on parler d’un « effet Paris-Saclay » ou à tout le moins des fruits des partenariats que vous avez su nouer avec des acteurs de l’écosystème ?

Oui, sans doute. Nous bénéficions du concours de l’Université Paris-Sud et aussi de polytechniciens présents au lycée dans le cadre du dispositif « Une Grande Ecole : pourquoi pas moi ? ». Sans oublier l’implication de Marie Ros-Guézet qui nous fait profiter de son expérience professionnelle dans le cadre du dispositif « Ingénieurs pour l’école ». En plus de nous mettre en lien avec des acteurs du Plateau de Saclay, elle prépare nos élèves à leurs entretiens de motivation et d’explication de leurs travaux d’initiative personnelle encadrés. Elle nous fait profiter aussi de son réseau pour l’organisation de visites de centres de R&D. Des visites qui, pour nous autres enseignants, sont l’occasion de découvrir un peu plus le monde de l’entreprise.

- Quelle est votre prochaine actualité ?

Le TEDx Saclay, qui se déroulera le 30 novembre prochain, et auquel Christian Van Gysel, co-fondateur de l’événement, par ailleurs ingénieur chez Nokia Paris-Saclay, nous a proposé de participer en relayant sa diffusion dans notre lycée. Auparavant, nous aurons été invités à visiter les nouveaux locaux de CentraleSupélec [où se déroulera cette 3e édition] puis ceux de Polytech Paris-Sud. Des bus seront mis à notre disposition par les organisateurs de TEDx Saclay – l’opération ne coûtera donc rien au lycée. Pas plus tard que jeudi dernier, nous étions sur le site de Nokia Paris-Saclay, à Nozay-Villarceaux, avec Christian Van Gysel, pour une deuxième réunion préparatoire. L’occasion de découvrir un site magnifique…
[Vincent Reynaud s’interrompt pour interpeller un élève :] Cette matinée t’a-t-elle rassuré ? Dans deux ans, c’est sûr, c’est toi qui viendra témoigner ! [il reprend le fil de notre échange]. Excusez-moi, mais c’est un élève de première année, qui traverse une période de doute. Je voulais m’assurer que cette matinée lui avait été profitable, juste avant qu’il ne parte en vacances [les congés scolaires débutaient le jour-même].

- Pas de mal, au contraire. Je le prends comme une nouvelle illustration de votre implication auprès de vos élèves. Et puis l’essentiel avait été dit. Rendez-vous le 30 novembre prochain à l’occasion du TEDx Saclay !

Volontiers !

Pour accéder aux autres échos à cette matinée, cliquer ici.

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