Communauté Paris-Saclay : cap sur le développement économique

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Pour ses premiers vœux au titre de président de la nouvelle Communauté Paris-Saclay, née de la fusion de la CAPS et d’Europ’Essonne, Michel Bournat a mis l’accent sur le développement économique du territoire, en mettant en avant, outre ses atouts, plusieurs projets en cours.

Développement économique et innovation, tels sont les maîtres-mots prononcés le 28 janvier dernier, à la Cité de l’innovation de Nokia Alcatel-Lucent – tout un symbole – par Michel Bournat, lors de la première cérémonie de vœux de la toute nouvelle Communauté Paris-Saclay, qu’il préside.

Des atouts

Comme il s’est plu à le rappeler, entouré de la quasi-totalité de ses vice-présidents, cette communauté, composée de 27 communes totalisant 300 000 habitants, peut, pour ce faire, s’appuyer sur de vrais atouts. A commencer par la richesse de son tissu économique. La Communauté Paris-Saclay, c’est en effet 23 400 entreprises, dont plusieurs leaders mondiaux dans leur secteur – outre Nokia-Alcatel-Lucent (implantée à Nozay), Sanofi (Chilly), Safran et Carrefour (Massy), Danone et EDF (Palaiseau), Ipsen et Hewlett Packard (Courtaboeuf), etc.- totalisant, elles, 149 000 emplois. C’est aussi 55 zones d’activités économiques dont le Parc de Courtabœuf, qui fait l’objet de travaux de restructuration (18 millions y sont investis). C’est encore un Pôle de compétitivité à vocation mondiale (Systematic Paris-Région). Ce sera aussi l’IPHE (Incubateur – Pépinière – Hôtel d’Entrepises), « financé et dont les travaux pourront (…) débuter cette année ». Last but not least, c’est déjà, depuis 2014, une Université Paris-Saclay de classe mondiale.
Bref, le territoire peut s’enorgueillir de réunir tout le nécessaire pour attirer des entrepreneurs en général, et innovants en particulier. Même s’il n’a pas prononcé le mot de start-up, c’est à ces jeunes pousses que Michel Bournat pensait manifestement, non sans donner au passage un coup de patte à l’institution ayant vocation à les accompagner dans leur quête de financement. « Que des entrepreneurs soutenus par la BPI s’installent dans la Silicon Valley, c’est bien, mais ils doivent savoir qu’ils ont sur notre territoire des opportunités à saisir, parce qu’ici, les filières d’avenir porteuses de croissance sont présentes.»

Une gouvernance partagée et plus de mobilité

Reste qu’il n’y a pas de développement économique sans attractivité (un mot que Michel Bournat prononcera à trois reprises). Pour la renforcer, la communauté se fixe plusieurs objectifs. A commencer par une « gouvernance partagée » impliquant des acteurs socio-économiques et associatifs du territoire, à travers la mise en place d’un Conseil de développement.
Deuxième objectif, l’amélioration des mobilités. Si le territoire a des atouts en termes de moyens de transport (il est desservi par deux lignes de RER, B et C ; une gare de TGV,  à Massy ; des axes routiers importants – l’A6 et l’A10, la Francilienne, la N20 -, sans oublier sa proximité avec l’aéroport d’Orly), « il y a cependant des insuffisances sur deux plans, les transports en commun et certains axes routiers ». Et le même de saisir l’occasion de rappeler les projets en cours et sur lesquels la Communauté entend être « proactive » : d’une part, la restructuration du carrefour du Christ de Saclay (dont le financement est « quasi-finalisé » ; d’autre part, le réaménagement du ring de Courtabœuf et des échanges de Corbeville (deux dossiers étudiés, « prioritaires », « mais pas financés, ni phasés à ce jour ») ; enfin, « si le TCSP sur le plateau de Saclay est mis en service au 2ème trimestre 2016 », la création d’autres lignes (la liaison Massy-Les Ulis, Massy-Arpajon le long de la RN20 ; le développement des pôles multimodaux à Massy ou Epinay, Chilly et Champlan, avec le Tram/Train. Naturellement, le métro n’est pas oublié. Sa nécessité est même soulignée : « Il est important aussi de veiller à ce que la ligne 18 du Grand Paris Express reste dans le calendrier fixé pour une liaison Orly-Massy-Christ de Saclay en 2024 avec une prolongation rapide jusqu’à Versailles. Il n’est pas jusqu’à la liaison Vallée-Plateau en téléphérique ou les mobilités douces, qui ne sont évoquées. A propos de la première : « nous avons renouvelé notre demande d’étude », Michel Bournat se montrant « plutôt optimiste sur le lancement de celle-ci ». A propos des secondes : « il convient de rappeler que le maillage des liaisons douces cyclables devra se faire progressivement car il offre des alternatives à l’automobile pour des déplacements de proximité ».

D’autres leviers d’attractivité

Mais de meilleures conditions de transport ne sauraient tout garantir. L’attractivité du territoire passe aussi par le cadre de vie et, donc, les conditions de logement, l’offre culturelle et l’environnement. Autant de leviers sur lesquels la Communauté Paris-Saclay entend s’appuyer en offrant :
- des « opportunités résidentielles » (à travers un PLH qui « permettra de décliner [ses] projets [immobiliers] dans le temps et dans l’espace ») ;
- un environnement privilégié (en développant notamment « une agriculture périurbaine de qualité, et en abordant les enjeux environnementaux dans toutes leurs composantes – la transition énergétique, l’hydrologie, le bruit, la valorisation des déchets ») ;
- des services aux habitants et aux entreprises, à travers le déploiement du Très Haut Débit (THD) sur tout le territoire (pour une couverture complète fin 2018/début 2019) ; des opérations culturelles (la construction du conservatoire à rayonnement départemental à Orsay, du conservatoire de Verrières et de la salle de spectacles à Palaiseau) ; enfin, dans le domaine de l’emploi et de l’insertion, le soutien aux projets d’Atout Plie, de la Mission Locale et de l’Ecole de la 2ème Chance, pour leur capacité à rapprocher les demandeurs d’emploi des entreprises.

Toujours sur le chapitre de l’attractivité, Michel Bournat n’a pas manqué de rappeler l’opportunité qu’allait représenter la tenue de l’Exposition universelle, en 2025. Naturellement, l’attractivité du territoire est aussi conditionnée à la réussite de l’Université Paris-Saclay. « Votre réussite et la nôtre sont interdépendantes » lancera-t-il d’ailleurs aux représentants des établissements qui la composent, en formulant même le vœu que l’IDEX déposée le 22 décembre, « rencontre le succès ». Aucun mot en revanche à propos de l’EPA Paris-Saclay. Une omission dans laquelle il faut très certainement ne voir qu’une erreur de jeunesse : la Communauté Paris-Saclay, née officiellement pratiquement le même jour, n’avait donc que 28 jours d’existence au moment de cette cérémonie de vœux…

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