AgroParisTech à l’heure de l’entrepreneuriat innovant. Entretien avec Catherine Lecomte

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A son tour, AgroParisTech s’est mise à l’heure de l’entrepreneuriat innovant en se dotant d’un Food Inn Lab dans son Centre de Massy. Nous vous en disons plus à travers un premier entretien avec Catherine Lecomte (à gauche) qui a pris part à l’initiative.

- Comment en êtes-vous venue à promouvoir l’entrepreneuriat innovant au sein d’AgroParisTech ?

C’est le fruit d’une conjonction de motivations : outre la mienne, celle de notre Directeur général, Gilles Trystram, et du précédent Directeur des Partenariats Entreprises, Laurent Rosso, mais aussi d’étudiants, qui commençaient à s’intéresser à l’idée de pouvoir développer des projets entrepreneuriaux. Enseignant-chercheur à AgroParisTech, je suis moi-même intéressée par le développement économique des entreprises du secteur agroalimentaire, et particulièrement préoccupée par les délocalisations qui se sont opérées ces dernières années, dans ce secteur. Si des entreprises quittaient le territoire, il fallait, me semble-t-il, se mobiliser pour en créer de nouvelles et, tant qu’à faire, dans une perspective de développement durable. Et s’il y avait bien une école qui devait y contribuer dans le secteur agro-alimentaire mais aussi la santé, l’environnement, l’agriculture, c’était bien AgroParisTech. Seulement, force était de constater que c’était loin d’être le cas. Il y a encore quelques années, on y parlait peu d’entrepreneuriat et peu était fait pour inciter nos propres ingénieurs chercheurs à entreprendre. Il fallait donc agir !

- Qu’est-ce qui vous a prédisposée à vous intéresser à l’entrepreneuriat innovant ? Avez-vous des parents entrepreneurs ?

Pas du tout ! Moi-même n’avais pas la moindre expérience entrepreneuriale. Mais je suis quelqu’un d’un naturel curieux, qui aime se renouveler. Et justement l’entrepreneuriat innovant était l’occasion de découvrir un univers nouveau et, à travers lui, d’autres gens. Tout ce que j’en sais aujourd’hui, je l’ai donc appris sur le tas, en marchant. J’en ai perçu cependant très vite l’intérêt pour un réseau comme le nôtre.

- Le lecteur ne le voit pas, mais vous avez les yeux qui brillent à la simple évocation de cet entrepreneuriat !

(Rire) J’ajoute que, dans mon esprit, l’entrepreneuriat innovant fait sens au regard des sciences du vivant et de l’environnement telles qu’elles sont promues à AgroParisTech, c’est à dire, j’y reviens, dans une perspective de développement durable. Dans mon esprit, il ne s’agit donc pas seulement de faire de l’entrepreneuriat innovant pour le plaisir d’entreprendre et d’innover, mais bien de trouver des solutions nouvelles, tant au plan de l’alimentation que des systèmes de production, qui soient respectueuses de l’environnement. D’ailleurs, la plupart des projets portés par nos étudiants ont une motivation sociale et environnementale, en plus d’une ambition économique, laquelle comprend aussi le souci de créer des emplois.

- Quel a été l’événement déclencheur de votre démarche en faveur de cet entrepreneuriat innovant ?

Un séminaire organisé en mars 2012 par la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI) sur le thème de l’entrepreneuriat. Personnellement, je n’ai pas découvert cette notion à cette occasion. Pour m’être intéressée aux délocalisations, j’avais déjà été amenée à y prêter attention. Mais, c’est à cette occasion que j’ai pu prendre la mesure de l’avance qu’avaient prise d’autres établissements d’enseignement supérieur et de recherche, dans ce domaine. Ce que je n’ai pas manqué de souligner dans le compte rendu que j’ai fait du séminaire à ma direction. Non que l’école ne faisait rien en faveur de l’entrepreneuriat, mais cette dimension n’était pas aussi visible et encouragée dans notre communication. Il n’y en était pas même question sur notre site web.

- Quelle a été l’étape suivante ?

Suite à mon compte rendu, notre ancien et regretté directeur des études, Dominique Chabod, m’a proposé d’être la référente AgroParisTech au sein du Pôle Entrepreneuriat Etudiant Paris-Saclay (PEEPS) qui avait été créé en 2010. Comme je vous l’ai dit, je ne connaissais presque rien à l’entrepreneuriat ni même au projet Paris-Saclay, mais j’ai accepté et aussitôt toqué à la porte de Jean-Michel Le Roux, le directeur de PEEPS à l’époque. A travers les événements organisés par ce pôle, j’ai pu ainsi découvrir ce que faisaient les autres établissements, non sans être confortée dans l’idée que nous n’étions décidément pas en avance. En 2013, j’organisais une première table ronde des « agro-entrepreneurs » – d’anciens diplômés qui avaient créé leur propre entreprise – pour les inviter à témoigner devant nos étudiants.

- C’est bien la preuve que AgroParisTech pouvaient déjà mener à l’entrepreneuriat…

Oui, bien sûr ! Sauf que nous ne le savions pas. La plupart de ces « agro-entrepreneurs » l’étaient devenus par leurs propres moyens, souvent des années après l’obtention de leur diplôme. C’est avec le concours de l’association des Alumni, que nous avons pu d’ailleurs les identifier. S’en suivra une autre table ronde, l’année suivante, en 2014, toujours dans cette idée de sensibiliser nos étudiants à l’intérêt de l’entrepreneuriat innovant.
Cette même année, toujours avec le Directeur des partenariats avec les entreprises, Laurent Rosso, nous avons mis en place un groupe de travail pour la création d’une sorte de « guichet unique », vers lequel ceux de nos étudiants qui avaient un projet entrepreneurial pourraient se tourner. AgroParisTech étant un établissement multi-centres, il ne nous était pas possible de mettre en place l’équivalent de la FIE (Filière Innovation Entrepreneur] du 503. Nos étudiants entrepreneurs peuvent, donc, se manifester dans différentes formations et à différents moments de leur cursus. Mais tous ont désormais un interlocuteur, moi en l’occurrence.

- Qu’êtes-vous en mesure de leur proposer ?

De participer à l’un ou l’autre des trois jurys que nous avons mis en place à partir de l’an passé, en 2016, et devant lesquels ils peuvent faire évaluer leur projet en le pitchant. Le premier jury, appelé « Créativité », est programmé chaque année, au mois de janvier : les étudiants qui le souhaitent peuvent présenter, seul ou en équipe, un projet au stade de l’idée. Ils disposent de cinq minutes de pitch pour cela. La seule condition est d’être étudiant d’AgroParisTech. C’est d’ailleurs pourquoi nous organisons ce jury sur notre centre de Grignon où nous accueillons nos 340 élèves ingénieurs de 1ère année que nous souhaitons sensibiliser à l’entrepreneuriat le plus tôt possible (des élèves ingénieurs d’autres centres d’AgroParisTech pouvant y participer). 2 000 euros sont à partager entre les lauréats, à qui nous proposons un point d’étape au mois de juin, pour savoir où en est leur projet et les préparer, pour ceux qui le veulent, au jury suivant, le Jury « Maturation », qui a lieu, lui aussi, au mois de janvier de chaque année. Pour y participer, les candidats doivent, cette fois, constituer un dossier de candidature. Le jury est composé de représentants de nos mécènes, d’incubateurs, de filières entrepreneuriales d’autres écoles,… sans oublier Sarah Hoenen [à droite sur la photo], au double titre de responsable du Food Inn Lab que nous avons créé récemment, mais aussi de son expérience de l’entrepreneuriat. Le concours est organisé à Paris. Toute équipe peut y participer à condition de comprendre au moins un étudiant d’AgroParisTech en son sein. Même si on en est encore au stade de la pré-incubation, il s’agit de projets plus avancés. 10 000 euros alloués par la Fondation AgroParisTech sont à distribuer parmi les lauréats (le jury décidant de leur répartition). A quoi s’ajoute un accompagnement à la fois scientifique et technique, mais aussi business (grâce au concours de coachs externes, issus des entreprises mécènes ou du réseau des alumni, notamment). Le cas échéant, on peut faire bénéficier les lauréats d’un hébergement, ici, au Food Inn Lab.
Comme vous l’aurez compris, nous faisons avec les moyens du bord, dans une logique d’entrepreneuriat frugal, en somme, sans désespérer de trouver des ressources complémentaires.

- Et le 3e jury, en quoi consiste-t-il ?

C’est le Jury dit « Entreprendre », pour lequel nous proposons deux sessions, l’une en février, l’autre en juin. Il s’adresse à des projets plus matures, ayant fait la preuve de concept et, donc, prêts à intégrer un incubateur. Outre le label AgroParisTech (qui qualifie la qualité et l’inscription du projet dans le champ des sciences du vivant), 10 000 autres euros sont en jeu à chaque session. Lors de la première session, la somme était répartie équitablement entre les deux lauréats ; désormais, le jury, composé comme le précédent, de divers professionnels, sera souverain, quant au choix de sa répartition. Cette somme étant allouée par notre Fondation, les équipes doivent mobiliser au moins un membre de la « famille » AgroParisTech (étudiant, alumni ou membre du personnel). Pour y participer, les porteurs doivent remplir un dossier encore plus étoffé et ils disposent d’un peu plus de temps pour pitcher leur projet.

- Un même candidat peut-il participer aux trois jurys ?

Oui, bien sûr. Le cas s’est d’ailleurs déjà produit. Un candidat au Jury Maturation 2017 avait déjà été repéré au Jury Créativité en 2016. Je recueille systématiquement les coordonnées des personnes ayant participé à nos jurys pour ensuite les informer, à travers une liste de diffusion, de l’actualité de l’entrepreneuriat innovant au sein d’AgroParisTech et de l’écosystème de Paris-Saclay. Au fil du temps, nous avons ainsi constitué une communauté entrepreneuriale, qui continue de s’agrandir au jour le jour.

- Vous en êtes aujourd’hui à la 2e édition de votre cycle de jurys : comment ont évolué les effectifs de candidats ?

Pour le Jury Créativité, nous avons enregistré dix candidats la 2e année, contre six la première. Pour le Jury Maturation, nous sommes passés de quatre équipes à sept. Pour la première session du Jury Entreprendre, organisée en juin 2016, nous n’avions eu qu’un candidat ; nous en avons eu quatre pour celle de février 2017. Le potentiel est important : notre liste de diffusion compte une centaine d’étudiants ou de jeunes diplômés parmi ses destinataires, dont la moitié nous a d’ores et déjà sollicités pour les besoins d’un projet entrepreneurial. Je ne désespère pas de les voir participer à l’un ou l’autre de nos Jurys.

- Avez-vous eu des difficultés,  au sein d’AgroParisTech, à prêcher en faveur de l’entrepreneuriat innovant ? La situation était-elle mûre ?

Le comité de direction s’est montré d’emblée intéressé. Nous nous en sommes pas moins heurtés à des résistances sinon des incompréhensions, ici et là, et qui tiennent aux particularités d’AgroParisTech, née, je le rappelle, de la fusion de trois établissements différents constitués en tout de huit entités (dont quatre en Ile-de-France), ayant chacune son histoire et conservé une certaine autonomie. J’ajoute qu’à AgroParisTech, et c’est une autre de ses particularités, nombre de décisions sont prises par le conseil des enseignants. Il importait, donc, d’avoir l’adhésion de ces derniers. Nous nous y sommes employés moyennant un important travail de communication et de pédagogie. Je ne cacherai pas qu’il reste encore du travail à faire pour convaincre de l’intérêt de promouvoir l’entrepreneuriat innovant. Mais rien que de plus normal. Nous ne sommes après tout qu’au début d’une aventure.
Manifestement, des graines sont déjà en train de germer. La plupart des centres d’AgroParisTech se sont emparées du sujet, parfois à travers une spécialité : la filière forêt bois comme au Centre de Nancy (il forme des ingénieurs forestiers) ou la géolocalisation comme à celui de Montpellier.

- Venons-en au Food Inn Lab. Comment en êtes-vous venue à créer ce lieu ?

Un de nos professeurs, Gérard Cuvelier, spécialiste des sciences et procédés des aliments et bioproduits, et intéressé au développement des start-up, avait souligné la nécessité de se doter d’un lieu où héberger les nôtres. Une opportunité s’est présentée avec le départ, pour le site de Jouy-en-Josas, d’une équipe de l’Inra qui occupait tout le bâtiment. En visitant les locaux à la fin de l’année 2015, avec Marie-Noëlle Bellon-Fontaine, la directrice de l’équipe en place, je me souviens d’avoir proposé d’y accueillir des projets entrepreneuriaux. Une start-up repérée lors de la première session du Jury Maturation ne demandait qu’à s’y installer. Elle a pu le faire avant la fin du départ de l’équipe de l’Inra et, donc, la création officielle du Food Inn Lab. Restait à obtenir des financements. Gérard Cuvelier avait alors eu l’idée de répondre à un appel à projet régional en faveur de l’innovation. La deuxième tentative fut la bonne. Cela nous a permis de financer le recrutement de Sarah pour les besoins de l’animation du lieu, en début 2016. Le Food Inn Lab a donc déjà plus d’un an d’existence, sans avoir été encore officiellement inauguré (il le sera le 30 mai prochain), ni même bénéficié d’un plan de communication. C’est dire si nous sommes dans l’opérationnalité des choses et avançons, encore une fois, en marchant !

- Vous êtes-vous inspirée d’exemples extérieurs ?

Oui, nous avons pris le temps de visiter d’autres lieux ou plateformes dédiés à l’innovation, dans l’alimentation ou d’autres domaines : le Smart Food Paris de Paris&Co, La Paillasse, le Genopole, Rungis & co (l’incubateur-pépinière du Marché de Rungis),… Nous avons par ailleurs reçu la visite de représentants du Pôle de Compétitivité Vitagora. Tout à l’heure, je m’entretenais avec le responsable d’EuraTechnologies, le Pôle d’excellence économique dédié aux technologies de l’information et de la communication, de la métropole lilloise. Bref, nous nous informons de ce qui se fait ailleurs. Cela étant dit, notre positionnement est particulier au sens où nous proposons un accompagnement scientifique et technique, en mutualisant des équipements : en plus d’une cuisine expérimentale, nous disposerons prochainement d’un laboratoire de caractérisation et d’analyse. Nous jouons ainsi la carte de la complémentarité en permettant à une PME ou une start-up de faire des tests et expérimentations ici, tout en disposant de bureaux ailleurs.

- Et l’écosystème de Paris-Saclay, en quoi a-t-il été bénéfique à l’éclosion de ce Food Inn Lab ?

Il nous a été indéniablement bénéfique. Il y a ici une vraie communauté de gens, qui ont plaisir à échanger et travailler ensemble en faveur de l’entrepreneuriat innovant, et de le promouvoir auprès des étudiants. C’est à travers la fréquentation de cet écosystème que je me suis moi-même initiée à l’entrepreneuriat et me suis familiarisée avec ses dispositifs et ses divers lieux. Le PEIPS [ex-PEEPS] a eu un rôle particulièrement majeur en me permettant de nouer contact avec mes homologues d’autres établissements, à l’occasion des événements qu’il organise, à commencer par la Journée Entrepreneuriat Etudiant (JEE), qui est l’occasion pour nous de mesurer nos progrès : au cours de l’édition 2016, sur les huit concours organisés, nos étudiants en ont emporté quatre (ils étaient auparavant lauréats des jurys Créativité et deux du Jury Maturation d’AgroParisTech). C’est pourtant la première fois qu’AgroParisTech participait à la JEE. Sans doute avons-nous eu un peu de chance, mais cela n’en reste pas moins encourageant. La création du statut d’étudiant entrepreneur n’a fait que renforcer la dynamique : en janvier 2017, pas moins de sept des nôtres ont obtenu leur Diplôme d’Etudiant Entrepreneur (D2E).
Après être allé à la rencontre de l’écosystème, c’est désormais l’écosystème, qui prend l’habitude de venir vers nous. Le 20 avril prochain, nous y accueillerons le tutorat du D2E de Paris-Saclay ainsi que Finances et Technologie, ici-même, dans la salle de créativité du Food Inn Lab.

- Comment envisagez-vous le transfert du Centre de Massy sur le Plateau de Saclay ?

Positivement ! Il est clair que la réunion des équipes des quatre centres franciliens sur un même site offrira de nouvelles perspectives et opportunités pour l’entrepreneuriat innovant. AgroParisTech est le seul établissement positionné à la fois sur les sciences et les industries du vivant et de l’environnement. Si, comme on le dit, l’innovation naît des rencontres fortuites entre des personnes d’univers disciplinaires différents, même en apparence les plus éloignés, nul doute que la proximité avec Polytechnique, l’IOGS, l’ENSTA ParisTech, etc., va favoriser l’émergence de projets intéressants. Déjà, nous avons pris la mesure des perspectives offertes par le rapprochement avec l’optique. Les complémentarités avec les sciences du vivant et de l’environnement sont évidentes. Ce transfert ne pourra, donc, que conforter la logique qui a présidé à la constitution d’AgroParisTech, à savoir : être présent sur l’ensemble de la chaîne, de la production à sa transformation. C’est indispensable, aujourd’hui plus que jamais à l’heure du développement durable. La transformation doit être pensée le plus en amont possible, au stade de la production, et celle-ci repensée pour en réduire l’impact en aval. Ce qui passe aussi par l’intégration des nouvelles technologies, de l’agriculture de précision à la Food Tech.
En attendant le transfert, le Food Inn Lab nous permet de préfigurer ce que nous ferons dans nos futurs locaux en matière d’innovation.

- Vous allez être également dans une plus grande proximité avec les agriculteurs. Les considérez-vous aussi comme des partenaires possibles dans le cadre de projets innovants ?

Bien sûr ! D’autant que les premiers entrepreneurs n’ont jamais été que les agriculteurs eux-mêmes, qui n’ont eu de cesse d’inventer pour moderniser leur pratique, et qui continuent à le faire aujourd’hui, ne serait-ce que pour répondre aux exigences d’une agriculture durable. Et puis, plusieurs des projets portés par nos étudiants sont des contributions à une agriculture urbaine. J’ajoute que nous avons déjà l’expérience de cette proximité avec les agriculteurs : notre Centre de Grignon compte une ferme expérimentale, qui ne déménagera pas. Nous comptons aussi développer des liens avec la Ferme de Viltain.

- Et le Réseau Cocagne ?

Oui. Nous les accueillons d’ailleurs prochainement ici, au Centre de Massy. Une initiative de notre nouvelle Directrice des Partenariats, Chantal Monvois, pour faire plus ample connaissance et leur présenter ce que nous faisons en matière d’entrepreneuriat.

- Si vous deviez formuler un rêve ?

Ce serait que l’ensemble des établissements de Paris-Saclay s’accordent sur une même journée pour permettre à leurs élèves respectifs de monter des projets multi-écoles. Il importe pour cela de rendre leurs emplois du temps compatibles. Certes, la proximité géographique aide aux rapprochements et des événements communs sont déjà organisés, mais cela ne suffira pas. Encore faut-il que les équipes multidisciplinaires aient du temps pour travailler ensemble. Il incombe à l’Université Paris-Saclay de créer les conditions, en incitant les établissements à rendre les emplois du temps compatibles. Nous ne désespérons pas d’y parvenir

- Et vous-même, à force de côtoyer des entrepreneurs, pensez-vous attraper le virus de l’entrepreneuriat innovant ?

(Rire) Je ne sais pas si je suis encore suffisamment mûre pour cela. Une chose est sûre : j’ai déjà suffisamment à faire à promouvoir l’entrepreneuriat innovant auprès de nos étudiants et à répondre à leurs sollicitations ! Sans compter la préparation du déménagement sur le Plateau. Et puis je m’estime être plus utile à assumer ce travail de connexion. Si cela devait finir par me lasser, alors oui, peut-être, songerais-je à créer ma start-up !

L’entretien se termine dans un éclat de rire.

A lire aussi l’entretien avec Sarah Hoenen (pour y accéder, cliquer ici).

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